Réponse digne à un compatriote digne par Fritzberg Daléus

Réponse digne à un compatriote digne par Fritzberg Daléus

  • Quel bel article ennobli à saveur nationaliste que nous livre l’ingénieur, David Tilus, en toute objectivité et impartialité!
  • Pour lui, outrepasser ses droits ou ses limites est carrément une offense à l’autre. Du moins, c’est ce que je puis en conclure.

Même quand l’autre ne nous ressemble guère, pour que l’Haïtien soit toujours et encore nôtre, peu importe son appartenance clanique, son allégeance politique, ses croyances religieuses, sa strate sociale, son lieu d’origine et ses convictions mêmes hasardeuses; il faut avoir du respect pour autrui !

Applaudir habituellement quelqu’un, l’autre ou l’auteur d’une telle réflexion; c’est se dépouiller, quelque peu, du mauvais qui se cache à l’intérieur de nous, comme: la jalousie, l’égocentrisme, le  »démagogisme », le pédantisme ou le manque d’humilité. Quant à ces tares, il faut qu’on s’en débarrasse, si nous voulons connaître le début d’une nouvelle révolution, devant nous conduire à un avancement personnel et collectif, qu’il soit d’ordre: économique, socioculturel, politique et indépendantiste. Car Haïti, notre mère patrie, n’est pas encore sortie des sentiers battus, malgré notre épopée. Un tel legs, géré par de frêles héritiers, finit toujours par être dilapidé en un clin d’œil ; et cette dilapidation depuis 1806, après l’assassinat crapuleux, honteux et outrageux dont l’Empreur, Jean Jaques Dessalines, fut la victime de ses proches frères d’armes, se veut jusqu’à aujourd’hui, un acte suicidaire pour la Nation haïtienne.

Une peine indicible, en passant au travers de deux siècles de multiples péripéties, d’humiliations étrangères, de résignation, de honte, d’insultes à notre emblème et à nos armoiries. Pénibles, certes, ces tribulations qu’ont connues en amont les progénitures qui se sont succédé. Mais à n’en faire cas, nos dirigeants bâtards et insouciants, habituellement soumis à toute influence et directive venant d’outremer, ayant pour nous, d’autres devises que celles qui nous est nôtres, en nous imposant une vision d’outre-tombe, qui, plus souvent qu’autrement, se solde toujours par des échecs colossaux et successifs à tous les niveaux, et à tous les points de vue. Sans même une lueur de promesses fermes; mais, quoique fallacieuses, nous continuons la marche avec détermination, poursuivons notre destin avec sérénité; et cheminons avec les yeux grands ouverts sur les magouilles des instigateurs de mauvais augures et de plumages mal odorants sur la terre de Jean Jacques Dessalines, le Premier de tous les Grands, qui nous avait appris à nous redresser, et à marcher la tête altière !

Sauvons Haïti de leurs mains proscrites/maudites!

Et alors, suffisait-il de si peu à ceux qui nous ont livré aux mains de leurs maîtres, lorsque s’effeuillent quelques liasses de  »Zôrey bourik »/gourde, là où se comptent simultanément des grosses coupures de green-back aux plus pâles, pour que nous soyons condamnés à perpétuité? Tandis que, depuis 1915 jusqu’à aujourd’hui, sans aucune libération même conditionnelle par devant le CORE-Group, et par-devant les autres instances impérialistes ou occidentales, également impliquées dans toutes sortes de malversations. Ouvertement impliquées, dans la gestion des affaires de l’État haïtien comme proconsul, à dessein d’en tirer pleinement profit ad vitam aeternam, dont deux classes d’hommes strictement affairistes, sans vergogne et sans vision aucune; pas même pour leur propre progéniture. Ces sans vision, ne seraient-ils pas les artisans et/ou à la base de cette supercherie internationale, ultra condamnable, qu’est la concession douloureuse et délibérée du pays à des vulgaires prédateurs et des obsédés de vos richesses souterraines ?

À n’en pas douter, ces frileux apatrides comme de frêles héritiers de notre legs ont toujours eu pour habitude d’apposer leur signature au bas des vils contrats, concernant tout ce qui a trait à la déstabilisation de la Nation.

Est-ce dans nos gènes, cette façon de faire?

À cette interrogation/thèse/ou hypothèse, je ne puis rien affirmer, ni infirmer. Sachant que nous avons tous pour devoir d’amener l’antithèse et de la soutenir… Je ne fais qu’attendre.

Mais la nature de l’homme étant ce qu’elle est, ce n’est nullement à tort que l’autre nous dit:  »Là où il y a l’homme, il y a toujours l’hommerie… ». N’est-ce pas vrai que ce dernier a raison, lorsqu’on témoigne de la déchéance abrupte d’Haïti en seulement 216 ans de son Indépendance, chèrement acquise ?

À titre d’exemple:

Nous entretuer, c’est également nous autodétruire! Détruire nos us et coutumes, c’est siphonner notre culture! Tout chambarder, c’est torturer, puis lapider nos héritages patrimoniaux! Piler sur le pied de notre salut national, c’est pire que nous expatrier de l’intérieur! Nous empêcher l’autodétermination du territoire qui est le nôtre, c’est  pire que cracher sur notre drapeau!

Que faire pour qu’on s’en sorte?

À ces maux devenus incurables, s’il arrive que personne d’entre nous ne puisse se révolter pour dire:  » Grenadiers à l’assaut! »; c’est parce que nous sommes quasiment tous des lâches! Par conséquent, nous devrions, pour la plupart d’entre nous, nous crever les yeux afin d’éviter d’être des témoins oculaires de cette série de carnages en plein jour/ des flots de tueries jovenellistes et de PHTK, submergeant l’aire de sang vif/ du cannibalisme excessif et de la bêtise humaine à outrance qui, somme toute, sévit aujourd’hui en plein cœur d’Haïti, au vu et au su de tous. Et pour cause, nous ferions mieux de nous lever; si nous ne voulons pas que l’ennemi nous jette et/ou nous projette tous, sans retenue, dans la gueule du loup ou carrément dans ce gouffre/ cet abîme, point final! Au lieu de continuer à visionner quotidiennement des vidéos qui nous renvoient jour et nuit des images dégueulasses en provenance de différentes régions du pays; nous ferions mieux d’y investir notre savoir-faire pour sauver cet Haïti qui se meurt!

Malheureusement, dans la tête de nos apprentis et néo dictateurs, la condition sine qua non pour qu’ils gardent le pouvoir et y restent à vie, c’est de liquider à vil prix le pays, et de toujours s’incliner devant les nouveaux propriétaires blancs de la Patrie.

Urgence oblige!

Que vous soyez jaloux ou pas, pédant ou humble, égocentrique ou activiste; votre réaction s’avère importante dans le cas actuel d’Haïti, et vous n’êtes pas sans savoir que toute neutralité serait l’équivalent du  »faire fi » de toute situation chaotique qui malmène notre Boyo. .. Quand Kiskeya souffre déjà amèrement, et que le mutisme qui s’y installe, nuise à la paix sociale/ »Pè nan vant »/ ou paix individuelle; là où tout tourne à l’envers. Surtout, quand des revers essuyés pendant trop longtemps finissent par nous virer la tête et nous enrager. Par contre, quand notre inaction fait tache d’huile sur la carte géographique de notre République et que cette tâche par la suite, s’imprègne sur notre visage, c’est tout l’Archipel avec son regard diasporique qui pourrait nous pointer du doigt en faisant dire ou laissant croire que nous sommes des complices/consentants; vu qu’on n’en a pas besoin de: passifs, inactifs, pleutres, voire d’inutiles citoyens, pour faire avancer la cause haïtienne. Puisqu’on est quasiment tous concernés, bravons le danger!!!

Braver le danger peut s’articuler de diverses manières, soit: dans la mise en œuvre d’un plan structurel pour la décentralisation de nos institutions/ soit: dans la mise sur pied des organismes humanitaires ou philanthropiques/ soit: dans la structure du développement agroalimentaire technologique et économique pour les moins nantis/ soit: dans la restructuration éducationnelle et dans l’alphabétisation des régions reculées et l’électrification de tout le territoire national. À l’ère de la technologie ultra moderne, à n’en pas douter, les moyens et possibilités de meubler le pays d’outils adéquats en informatique et autres, sont disponibles pour sortir Haïti de ce marasme, de ce trou profond et béant, si nous arrivons par nous mettre ensemble, comme d’autres peuples l’ont déjà fait. Car,  »Vouloir, c’est pouvoir… ». Si et seulement nos yeux et notre Espérance sont véritablement rivés sur la résurrection de cette Nation.

Personnellement et sans vantardise aucune,

J’ai à mon actif tout un bassin/ toute une kyrielle ou une floraison d’amis professionnels, et ce, de différentes disciplines connexes. Parmi ces derniers, il y en a qui sont actifs/en fonction, comme à la retraite, ces concitoyens-e-s altruistes/humanistes qui veulent aider, et se mettre à la tâche ou au pied du mur. Oui, ils commencent déjà leur balbutiement. Au moins un pas dans la bonne direction. Quant à cela, je pourrais me porter garant… Dieu voulant! Et j’en profite pour saluer et transmettre au Docteur B. Bonaire, mes salutations les plus candides concernant ses belles initiatives!

Et, comme l’aurait dit, feu docteur es Lettres, Pradel Pompilus :  »Dans la vie, il faut toujours faire œuvre qui vaille!… »

Heureusement!

Avec des femmes et des hommes de bonne foi et de bonne volonté, qu’importe qu’ils soient d’horizons divers ou non,  »Tout poids lourd devient super-léger, quand tout le monde met la main à la pâte… ». Célèbre propos, à n’en pas faire table rase ! Car, l’espoir continue encore de faire vivre, lorsque nous gardons notre esprit, vif et alerte.

Mais sans vouloir être prophète de malheur pour nos apaches/ces apatrides qui ne sont guère las, parmi les auteurs de l’ensevelissement et l’inondation de notre pays, jadis, beau. Pays, indignement couvert de toutes sortes d’immondices: fatras/paillassons, rebus/malveillants, esclaves mentaux/assassins, et forcenés sans nom propre, pour ne citer que ceux-là, à la veille de la dislocation définitive/ou de la réapparition morbide de la source qui devra, sous peu, tarir. Et nous en serons réjouis, dès l’aube, comme au lendemain de 1803, après Vertières!

Vaillants que vous serez; et que nous serons…, à bon entendeur, salut!

Quant à vous l’ingénieur, David Tilus,

Bravo, de nous avoir livré cette réflexion combien citoyenne, grâce à laquelle, j’ai pu me déballonner!

  • Patriotiquement vôtre,
  • Fritzberg Daléus
  • Natif natal, pour une Haïti, salvatrice de son peuple/protectrice de ses enfants mal aimés/malheureux…